C'est arrivé un 19 octobre
1984
Naissance de Jérémy Chatelain

Chanteur français

1966
Naissance de Jon Favreau

Acteur, producteur, réalisateur et scénariste américain

1964
Naissance d'Agnès Jaoui

Actrice, scénariste, réalisatrice et chanteuse française

1956
Naissance de Thierry Beccaro

Comédien de théâtre et présentateur de télévision français

1946
Naissance de Robert Hue

Homme politique français

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Avant la radio et les premiers pas...

PRÉSENTATION

Bonjour et d'abord merci à vous d'être arrivés sur ce site, où je tenais à vous faire partager, ma vie, professionnelle mais aussi personnelle, mes passions...

Tout a commencé un jour de juin 1973, dans la ville rose, Toulouse. "Le petit Olivier est né". Sur mon crane, déjà des cheveux noirs, comme si j'avais été suspendu au dessus d'un terril.

Pas même le temps de m'habituer à l'air toulousain, et me voici dans un autre, celui de l'Essonne (91) dans la ville de Brunoy. Là bas, de 0 à 9 ans, je vis ma vie d'enfant, je joue comme le font tous ceux de cet âge là.

Eté 1982 : Nouveau déménagement, en direction de La Chapelle Gauthier, village de Seine et Marne (77) dans lequel je réside pendant 3 années. Passionné de constructions, j'invente sans cesse de nouvelles formes grâce à mes "légos" ; des systèmes de plus en plus complexes, des mécanismes pas toujours très efficaces, mais une envie une seule : Jouer. Du point de vue scolaire, tout se passe bien, je saute même le CM1 ce qui m'amène au collège à 10 ans, le plus jeune de tous !

Fin 1985, c'est annoncé, toute ma famille décide de changer de décor et nous voici transportés dans le sud quelques semaines plus tard, le 14 janvier 1986 ; inoubliable cette date, c'est le jour de la mort de Daniel Balavoine et sur la route, d'une radio à l'autre, nous avons du entendre au moins 30 chansons de ce chanteur. Destination Carcassonne, nouvelle ville, nouveau climat, nouveaux copains.

D'ABORD LES AVIONS...

J'ai 12 ans et demi, et déjà, une envie m'envahit : Etre pilote d'avion. Les voyant passer depuis ma fenêtre, à destination de la piste assez proche, je prenais mon vélo et les suivais jusqu'à les perdre de vue. Là, je m'arrêtais en attendant le prochain. Après quelques heures, me voici à Salvaza, c'est le nom de l'aérodrome de Carcassonne. Pour la première fois de ma vie, je pouvais toucher ces petites choses bruyantes jusqu'à ce jour inconnues. Peu à peu, l'équipe de l'ACAPA (Association des Constructeurs d'Avions et Pilote Audois) intrigué par ma présence très assidue me questionne sur mes motivations et ne manque pas de répondre à mes interrogations. "Comment ça marche ? Pourquoi ceci ? Pourquoi celà ?" Un jour, alors que certains d'entre eux partaient survoler les environs en guise de balade, je fus invité à bord, nous étions le 19 avril 1987.
Ce premier baptême de l'air m'a été offert sur un avion de type MS880 Rallye. Une passion est née... Dès le lendemain, au lycée, "le petit Olivier (je mesurais 1m42 en seconde !!!) se sentait pousser des ailes", c'est le moins que l'on puisse dire.

LA RADIO N'EST PAS BIEN LOIN...

Durant cette même période, je tombais dans une autre passion, sans m'en rendre compte : La radio. Auditeur assidu d'une associative nommée "Radio Fréquence Cabardès" qui émettait sur 97.3Mhz, j'avais tendance à jouer à tous les jeux, en gagner beaucoup et à chacun de mes déplacements pour aller récupérer mes cadeaux, je rencontrais un nouvel animateur, si bien que j'ai fini par connaître toute l'équipe ! L'ambiance du studio me plaisait, je voyais beaucoup de boutons, comme sur les tableaux de bord des avions (ainsi que sur mon front, sacrée adolescence !!!) mais je ne m'imaginais pas parler dans le micro, enfin, j'en rêvais mais je n'imaginais pas ça à ma portée. Comment aurais-je pu deviner ? Un autre phénomène, normal mais perturbant pour un ado, est venu perturber mes jours... et mes nuits : Les filles, l'amour. Assez tardivement (selon les chiffres officiels de la moyenne d'âge chez les garçons), j'ai pu découvrir les joies du premier bisou mais ce n'était pas ma préoccupation première.
Le 20 juillet 1987, en vacances en famille à Narbonne Plage, loin de la radio et de l'aérodrome de Carcassonne, je découvrai un spectacle qui m'était jusqu'alors inconnu : Un incendie de forêt dans le massif de La Clape. Très vite, des moyens aériens furent engagés. Je n'avais jamais vu un Canadair de ma vie. Au milieu de centaines de badauds, je regardais leurs évolutions à quelques mètres des cimes des arbres, entre deux collines, avec une souplesse étonnante. Je ne connaissais rien de ces machines ; je m'imaginais une porte derrière le cockpit qui séparait l'équipage de la réserve d'eau. J'étais loin du compte mais comment deviner ? [Le Canadair CL215 emportait 5400 litres d'eau, les réservoirs permettaient donc d'avoir un avion relativement "vide", les soutes étant de taille réduite, contrairement à ce qu'on peut imaginer (photo) ; cet avion n'est plus en service en France, remplacé dans les années 90 par le CL415].

Retour à la maison quelques semaines plus tard, rentrée des classes. Les mois passent et je suis de plus en plus préoccupé par mes passions extra-scolaires, à savoir les avions, les filles, et la radio. Je redouble donc ma seconde, mais qu'importe, j'avais un an d'avance. Durant l'année scolaire 88/89 je concrétise ma passion pour l'aéronautique avec l'obtention d'un brevet qui marquera paradoxalement la fin de cette passion ; j'aimais toujours les avions, mais je me devais de choisir. Les heures de vol étant trop onéreuses, j'ai tiré un trait sur les avions, que j'aimais toujours, mais il fallait être réaliste, ce n'était pas à ma portée.
L'envie de parler dans un micro était de plus en plus ancrée au plus profond de moi ; je m'achetai alors du matériel de radio, des disques, un micro un casque afin de démarrer mes premières émissions à la maison, émissions que personne n'a jamais entendues puisque je n'avais pas d'émetteur. Qu'importe, je voulais faire comme les messieurs qui causaient dans mon poste.

QUAND LE RÊVE DEVIENT RÉALITÉ

Fin 1989, le Président de la radio associative "Radio Fréquence Cabardès" me propose de me joindre à son équipe chaque dimanche matin, ce qui m'a évidemment bien plu... Le 14 janvier 1990, j'assurais le standard de cette émission ; le 21, encore la même chose. Le micro m'attirait bien mais dans cette station associative, il avait été décidé de ne pas laisser la parole aux mineurs ; le 28, j'ai le droit de toucher les boutons : J'ouvre les micros, je lance les disques et les jingles, waouh, je suis Dieu !!!!

Le 4 février au matin, ce cher Président m'annonce en ouvrant les locaux : "J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t'annoncer". Curieux que je suis, j'ai cherché à savoir sans attendre : "Tu vas pouvoir parler au micro car... la radio ferme ce soir et je ne voulais pas te priver de réaliser ton rêve". Ce fut un moment super, je suis devenu animateur de radio le 4 février 1990, je n'avais que 16 ans et demi. L'histoire n'aura duré que quelques minutes puisque, la radio fermant ses portes, je n'avais aucune autre solution que de revenir dans ma chambre avec comme seuls auditeurs (forcés), les voisins. Dans la semaine qui suit, je reçois un appel "Allo Olivier, c'est Patrick de la radio ; on va désormais faire nos émissions du dimanche sur Radio Marseillette ; ça te dirait de nous accompagner ?". C'est le 25 février au matin que je me rends là bas, motivé mais réaliste : "Je suis mineur je ne pourrai pas parler au micro". J'arrive sur place, tout le monde me présente au Directeur qui nous attendait. Ce dernier me dit "Tu veux faire l'émission à quelle heure ?" "Euh, moi ? Je suis mineur je peux ?" "Bien sûr que tu peux !!!". C'est le début d'une longue histoire, dont vous connaîtrez la suite en cliquant ci-dessous...

Une grosse pensée pour Charles FF et Patrick S décédés à ce jour, deux personnes, sans qui je ne serais certainement jamais devenu animateur radio.

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